Pages

samedi 18 juin 2011

Maroc : le Projet de la constitution : Le Oui au rêve.


J'ai rêvé qu'un jour que :

  • les politiciens ne se cacheront plus derrière le Roi (ou comme un premier ministre qui déclare que son programme, c'est les discours royaux).
  • le gouvernement soit totalement libre pour être désigné totalement responsable de ses actes.
  • notre pays garde son identité musulmane tout en respectant la pratique des autres religions.
  • notre pays soit officiellement celui de la culture amazigh, hassani (du sahara) et arabe. Qu'il soit tout cela à la fois.
  • la démocratie soit relevé au niveau du sacré. Le principe même de gouvernance de mon pays.
  • les Marocains aient la possibilité de pratiquer leur exercice démocratique, non plus seulement à travers des élections ou un référendum, mais aussi à travers d'autres moyens que l'on peut mobiliser à chaque moment de l'année.
  • l'information détenu par l'état soit accessible pour tous. Une information connue est un gage en plus contre une corruption et un abus.
  • les Marocains ne soient plus menacés dans leurs biens, dans leur vie ou dans leurs droits droits par un commis de l'état.
  • les walis, gouverneurs, et administrateurs de l'état soient nominés par un gouvernement qui est redevable devant le peuple.
  • le Roi soit un arbitre et non un "joueur" dans le match politique.
  • les élus du peuple (les parlementaires) puissent questionner, enquêter et arrêter tout manquement dans le travail du gouvernement et de l'état.
  • le parlement jouisse de suffisamment de pouvoirs pour bloquer un gouvernement incompétent et que ses pouvoirs ne soient plus limités par aucune restriction.
  • la loi s'applique à tous, riches et pauvres, grand ou petits, tous égaux. Que la justice ne soit plus aux ordres de quiconque sauf celle de la loi. 
Il est du domaine de la logique et de la pratique qu'un texte aussi parfait soit-il (et je ne connais aucun texte écrit par des Hommes qui soit parfait) et qui peut garantir tout cela. Il y a une éducation démocratique à faire, un travail quotidien de critique, de surveillance et d'implication dans le politique pour y arriver. Et cela n'est pas garanti par aucune constitution au monde.

Comme le projet n'est pas un Coran, on trouvera toujours une faille, un défaut à critiquer, dans la virgule qui précède, ou dans le non-dit. La constitution est une ligne directrice, faillible, réformable et modifiable à volonté. 

Je suis sûr d'une chose : Il y a tout le minimum nécessaire (écrit) dans ce projet de constitution d'une pratique totalement démocratique dans le Maroc.
Hormis quelques petites remarques (type, le gouvernement peut outrepasser le vote du parlement dans un cas précis ou le cas ou le article 77 ou les cas ou le Roi, le gouvernement peut dissoudre le parlement...), ce projet de constitution permet -sur le papier - de répondre à la quasi-totalité de ce rêve. 

Et ce qui est le plus grand gage de cette mouvance est le discours et l'action de ce citoyen Marocain, le Roi, comme il se décrit lui-même dans le discours. Il se déleste d'une grande partie de ses pouvoirs pour un gouvernement cadré par un exercice électoral/parlementaire, et cela sans passer par la case de confrontations sanguinaires.

L'état ce n'est plus lui, c'est VOUS ! 

Alors, oui ou non, pourquoi et comment, ce dont je suis d'accord ou pas dans ce texte ? Je vous en parlerai en détails durant le peu de jours qui nous séparent du référendum !

Mabrouk à tous les Marocains.